You & I collide

You & I collide
He is not You

But he does want me...
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Tuesday, 24 November 2009 at 3:54 PM

Edited on Thursday, 26 November 2009 at 3:22 PM

-

-
L'amour, la haine puis la déception. Ou plutôt l'amour, la haine et la déception. Un mélange qui fait mal.

Il m'a fallu du temps pour réaliser que ça, c'était toi. La claque fut d'autant plus grande et douloureuse que je pensais que tu étais différent, au-dessus de tout ça, de cette mentalité pourrie qui finit par nous bouffer de l'intérieur, par nous suicider des sentiments à petit feu.

Mais ai-je vraiment mon mot à dire... Il est facile de donner des leçons quand on est soi-même passé par là, il est moins évident de comprendre tout le sens des choses quand on tombe dedans.

L'immaturité est passée par là. Et avec elle son lot d'insouciance. D'inconscience, même. Peut-être que certains en ont besoin, à un moment ou à un autre. Mais le réveil n'en sera que plus douloureux. Tu as été mon « après », j'ai été ton « avant ». Tu as eu à mes yeux tout le sens de la guérison, des sentiments enfin partagés et de la confiance. Je n'ai réussi qu'à te pousser dans ce que je fuyais.

Bien joué.

Ca fait mal de te voir changer. De te voir dans ta nouvelle vie, avec ta nouvelle mentalité, tes nouvelles fréquentations. Ca fait mal de réaliser qu'un jour peut-être, à ce rythme-là, je ne te reconnaitrais plus... Ca me fait mal de te voir tomber dans cette chose dont j'ai tout fait pour me sortir.

Tu es en train de devenir mon pire cauchemar, mais tu as été ce qui m'est arrivé de plus beau. Comment ne pas se sentir horriblement tiraillée entre ces deux images de toi. Comment ne pas se persuader que non, tu n'es pas comme ça, non tu ne peux pas.

Et puis au fond de moi la haine. La haine que j'ai attendue si longtemps parce que je savais qu'elle me libérerait de la souffrance de t'avoir perdu.

Des clous.

Elle ne m'a libérée de rien du tout, elle ne m'a rendue que plus bipolaire.

Il y a la Hélène qui te hait de te comporter comme ça. Qui te hait de vivre, de sourire, de respirer comme si rien ne s'était passé. Qui te hait d'avoir tout oublié, zappé, de m'avoir rayée de la carte d'une manière aussi déconcertante. Qui fait face à ta nouvelle philosophie de vie, et qui déteste ça.

Il y a la Hélène qui ne peut s'empêcher de croire que tu vaux mille fois mieux. Qui s'obstine à regarder en arrière pour comprendre que tu ne m'as pas mentie, que tu n'es pas comme ça. Qu'entre nous ça ne peut pas s'arrêter à des chemins qui se séparent superficiellement, qu'on vaut mieux que ça, que notre histoire, nos sentiments, nos hauts et nos bas sont au-dessus d'une débauche chaotique dans laquelle tu t'enfonces.

Alors oui, la vie continue. Mais à quel prix.

Ces mots que tu as prononcés... « Je ne veux pas que tu redeviennes comme ça. Tu mérites mieux que ces mecs qui se foutent de ta gueule, tu mérites d'avoir quelqu'un pour toi. Ne refais pas ça, s'il te plaît. »

Aujourd'hui je te retourne tes précieux conseils. Parce que ni toi ni moi n'avons envie que ça se termine en un petit jeu vicieux dans lequel j'ai surement plus d'expérience que toi et tu m'en sais capable.

Mais au fond ni toi ni moi n'avons envie de foutre en l'air ce qu'il nous reste de « nous » d'une manière aussi puérile et dénudée de sens.

Peut-être devrais-tu commencer par te respecter toi-même.

Alors oui, je te hais de l'avoir embrassée, je te hais rien qu'à imaginer ses lèvres sur les tiennes et sa peau sous tes doigts.

Oui je suis profondément déçue par tes nouveaux choix et la direction que tu prends. Mais tu restes toi, qui m'as tant apporté pour m'en retirer autant après.




[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 12 November 2009 at 3:10 PM

Edited on Sunday, 15 November 2009 at 9:46 AM

Sometimes you can't make it on your own

Tough, you think you've got the stuff
You're telling me and anyone
You're hard enough

You don't have to put up a fight
You don't have to always be right
Let me take some of the punches
For you tonight

Listen to me now
I need to let you know
You don't have to go it alone

And it's you when I look in the mirror
And it's you when I don't pick up the phone
Sometimes you can't make it on your own
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Monday, 09 November 2009 at 3:22 PM

I'm a little far from heaven

I'm a little far from heaven
Il est près de minuit, dans le centre ville de Reims. Il pleut. Je suis là, debout sur le trottoir, seule. J'attends le taxi. Il est anormalement tard, je suis anormalement dehors, mouillée, alcoolisée, seule dans la rue, en bas de chez lui...

La soirée a commencé comme toutes les autres, par une première bière. Puis de fil en aiguille il est resté avec moi. Il m'a même payé le resto. Il m'a dit que j'étais belle, que je lui plaisais, malgré ses trois ans de plus. Il m'a fait la cour, avec classe, mais ouvertement.

Pourtant je connais sa réputation, je connais son passé. Je sais qu'il fait partie de tous ceux-là, qui se cachent derrière des belles paroles pour arriver à leurs fins et puis plus rien. Mais qu'ai-je encore à perdre ? Plus rien.
Alors pourquoi là, assise en face de lui au restaurant, j'ai le c½ur serré, les yeux dans le vide, l'impression d'étouffer ? Pourquoi je cache derrière mon sourire toutes ces évidences ? Je connais cette situation, je connais cet homme, je connais aussi la suite, le milieu, la fin, les tenants et les aboutissants. Je les connais tellement que pour rien au monde je ne voudrais savoir à quoi il pense.

J'ai la tête qui tourne. Mes pas sont de moins en moins assurés et je sais que je ne dois pas aller plus loin. Le dernier verre, il me le servira chez lui. Assise, là dans un canapé. Le c½ur toujours serré, suffocant, pour ces raisons que je me cache, que je me force à chasser de ma tête.

Etrangement, l'alcool ne m'apaise pas cette fois. Il rend les pensées plus nostalgiques, le manque encore plus présent, le mal-être persistant. Je ne sais pas où je vais ce soir. Ni comment ou avec qui.

Mais il finit par se passer quelque chose que jamais je n'ai trouvé la force de faire aupravant. Je réalise. Je jette l'éponge, j'abandonne, je fuis. Je ne dis même pas au revoir, me rhabille, reprends mes affaires, descends les escaliers en courant et appelle un taxi.

Il est près de minuit, dans le centre ville de Reims. Il pleut. Je suis là, debout sur le trottoir, seule. J'attends le taxi. Il est anormalement tard, je suis anormalement dehors, mouillée, alcoolisée, seule dans la rue, en bas de chez lui...

J'attends de longues minutes. La pluie est de plus en plus forte, de plus en plus froide. La rue est sombre, calme. Je serre les poings et me force à ne pas y penser. Il n'y a pas plus glauque, plus solitaire comme situation.

Mais ce n'est pas à la maison que je veux rentrer. C'est dans ses bras. Mais ses bras sont physiquement à plus de 200km de là, et même si cette distance n'existait pas, je ne suis même plus sure d'y avoir droit. Toute la soirée, les yeux vides, le c½ur serré, c'est à lui que je m'accrochais. C'est lui que je crève d'envie d'appeler à cet instant même, rien que pour entendre sa voix. Pour lui dire à quel point je suis désolée de me détruire autant et d'avoir frôlé une fois de plus le pire. Car dans les yeux de n'importe quel autre je ne vois encore que lui. Que perdue, là, en pleine nuit, si je viens de fuir mon passé, c'est parce qu'il m'en donne la force. J'ai beau avoir la gorge serrée, le c½ur en miettes, je donnerais n'importe quoi pour être là sous la pluie entre ses bras, sentir sa peau contre la mienne, sentir rien que sa présence à mes côtés.

Je respire un grand coup. J'essaye de ressentir la liberté, d'être seule à affronter le futur. Mais mon futur n'a plus aucun goût...

# Posted on Wednesday, 04 November 2009 at 3:56 PM

You give me something that makes me scared alright...



Je ne peux ni te dire que tu me manques ni à quel point j'ai besoin de toi à chaque instant.

Je ne peux pas car je te fais fuir, mais peux-tu encore aller plus loin...



You give me something that makes me scared alright...
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Monday, 02 November 2009 at 2:02 PM